La Foule, Edith Piaf 1957

Je revois la ville en  fête et en délire

Suffoquant* sous le soleil et sous la joie *mal respirer         

Et j’entends dans la musique les cris, les rires

Qui éclatent et rebondissent autour de moi                    *sautent

Et perdue parmi ces gens qui me bousculent

Etourdie, désemparée, je reste là

Quand soudain, je me retourne, il se recule *avancer vers l’arrière

Et la foule vient me jeter entre ses bras…

Emportés par la foule qui nous …traîne…….

Nous …entraîne, écrasés l’un contre l’autre

Nous ne formons qu’un seul corps

Et le flot sans effort nous pousse, enchaînés …..; l’un et l’autre

Et nous laisse tous deux épanouis, enivrés…. et heureux

Entraînés par la foule qui s’élance *avance

Et qui danse…. une folle farandole 

Nos deux mains restent soudées *collées

Et parfois soulevés, nos deux corps enlacés  s’envolent

Et retombent tous deux épanouis, enivrés et heureux

Et la joie… éclaboussée par son sourire

Me transperce et rejaillit au fond de moi      *passer à travers et sortir

Mais soudain je pousse un cri parmi les rires

Quand la foule vient l’arracher; d’entre mes bras

Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne, nous éloigne l’un de l’autre

Je …lutte….. et je me débats *essayer de se libérer/ lutter

Mais le son de ma voix s’étouffe dans les rires des autres   *ne s’entend plus

Et je crie de douleur, de fureur  et de rage et je pleure

Et traînée par la foule qui s’élance

Et qui danse une folle  farandole                 * danse

Je suis emportée au loin

Et je crispe. mes poings, maudissant la foule qui me vole

L’homme qu’elle m’avait donné et que je n’ai jamais retrouvé

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